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Professionnellement aux USA..

Quelle aventure. Jusqu'à present, je n'ai parlé que de cas anecdotiques. Et puis de maniere toujours trop spontanée. Je voudrais presque retirer l'article que j'ai écrit il ya qqs jours sur ma déception concernant la medecine américaine.
Des cas j'en ai vu. Ah ça oui. Tous avec leur histoire propre. Plus ou moins attachants.
Il est vrai que la neurochirurgie est une matiere delicate dans le sens où elle s'attaque principalement soit à des urgences vasculaires soit à des tumeurs. Dans les 2 cas, le pronostic reste mauvais, même si les progrès évoluent incroyablement.
Je ne rentrerai pas dans un discours trop facile du mieux américain. Même si je m'y suis perdue dans mes premiers jours sur le sol new yorkais. J'essaie de rester pragmatique et de chercher ce que j'aime.
Ici la medecine est LA MEME qu'en France. L'imagerie utilisée est LA MEME qu'en France. Les protocoles d'hygiene et de facon de travailler sont IDENTIQUES. Oui je dois l'avouer.
La différence est ailleurs.
La seule différence, c'est la culture. Un hôpital américain ne peut definitely pas ressembler à un hôpital français parce qu'à  l'évidence, les Américains et les Français ont 2 cultures et 2 mentalités différentes.




Sur ma première approche, je me suis vite sentie étrangère. Avec mon accent, ma coutume, ma "lenteur" pour manger, pour marcher, mon petit café du matin (it's sooo European comme ils me disent)  Mais l'intégration est facile aussi. Ils t'ouvrent les portes pour que tu rentres chez eux. Et ça, c'est la 1ere différence. Tous les portes sont ouvertes à partir du moment où tu souhaites faire qqch.
Ben m'avait prévenu avant de partir : NY la ville de tous les possibles.

Je dirais donc que sur un plan strictement professionnel, effectivement les opportunités sont incroyables, la recherche très développée, les moyens abondants. Le quotidien de mon "médecin tuteur" est juste genial. Il passe du bloc à la clinique en 10minutes, prend un café en 2 minutes, enchaine dans son labo pour voir les dernieres avancees niveau recherche, puis repart au bloc pour tester un nouvel appareil d'endoscopie...
C'est un quotidien tellement ACTIF. Voilà la difference. Et meme si cela reste une routine, c'est une routine qui attire, car pro-active, à tout probleme une solution, à tout désir d'avancée dans le boulot --> des réponses  et des moyens. Et en meme temps, je realise que si tu ne souhaites pas un quotidien aussi actif, c'est possible aussi. Pas de formalités administratives pesantes. Beaucoup de travail délégué pour avancer toujours plus vite et se focaliser efficacement sur son domaine favori. Voilà la différence.
Professionnellement, tu peux être réellement comblé aux Etats-Unis. 

Personnellement, le bonheur est ailleurs. Et après en avoir discuté avec le Dr Gobin, je réalise que je ne serais pas plus heureuse selon le lieu où je me trouve mais selon les personnes qui m'entourent...
Où qu'on soit, et même dans les situations les plus difficiles, si on est avec des gens qu'on aime et qui nous aime, alors qu'importe. Faut juste être avec eux...

De toute façon, je vivrais en Argentine :)

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