La sortie !!! Fiou je suis dehors. J’ai eu chaud. Taxi cab, allez 2eme étape mnt Ana, tu cherches un taxi cab. Déjà toute retournee par mes emotions, j’assiste alors à une scene magnifique. En face de moi, une femme qui visiblement n’est pas entrée dans le 1er taxi de la file crée l’esclandre de l’aprem. Enfin je veux dire, le combat. Parce que là, il faut bien s’imaginer que ton conducteur de taxi n’est certainement pas Marcel Duschmol, gentiment agréé des taxis toulousains. Non là, tu as Willi Duschmow face à Don Paccioni Pizzaioli, 2 protagonistes d’une scene normale de NYC, digne du meilleur DeNiro.
« what ? what ? WHAT ? WHATOU WHAT ?
- - She’s CUMIN’ with me K? WHO are YOU to tell ME what what ? [silence]
- - Who I am ? [blanc] WHO I AM ? You’rrre goin’ to know soon who I am motherfucker shit of donkey. VERRRY VERRRY SOON BILIV ME
(dans ma tete : non mais c’est serieux tout ca ??? muahahahah)
Plus personne ne voulait monter dans son cab. Lol. Avec sa tete de mafioso, je me suis dit que j’etais vmt heureuse d’etre ici. Arrive mon tour, moi qui m’attendais à un autre italien, voilà que je me retrouve avec Spike de Nothing Hill, l’as du collant ;) dans sa caisse, pas de GPS, pas de ceinture de securité et un bilan des comptes qui fait mal : 1h15 au lieu de 25min et une note de 65$. Le mec ne connaissait visiblement pas l’adresse où j’allais puisqu’il a emprunté à peu près 5 ou 6 impasses, pour finir par chercher son chemin sur un magnifique plan des années 30’s en bois !! Quand je lui fis poliment remarquer que j’avais l’impression d’etre prise pour une coulemelle, il éteignit le compteur mais entama une conduite digne d’un gosse en auto tamponneuse.
Une fois sortie, je vidais le reste de mon contenu gastrique sur le gazon alentour. Le con aura reussi à perturber mon systeme d’equilibration pour la nuit. Heureusement, je retrouvais Sanaa, geniale. Elle m’attendait avec un grand sourire, dans son grand appart au bord de l’East River. Et meme si je dus aller vomir pendant un certain moment à cause du taxi, je passais une bonne soiree, à inaugurer son nouvel appart pour la nuit!
Lendemain la journee s’annonçait deja rude. Le plan : acheter un forfait telephone pour appeler et etre joignable par l’hopital (je n’avais aucune nouvelle), m’y pointer pr recuperer mon pass, ma blouse puis repartir vers Hoboken terminal dans le New Jersey afin de passer un super we à Boston dans ma famille. Sur le trajet, un des orages les plus fous qu’il m’ait été donné de vivre retarda ma course. Une averse amazonienne incroyable. Heureusement le goretex vert, mon acolyte de toujours m’accompagnait. Cette allure de sapin de noel en tong fit que je fus facilement reconnaissable parmi la foule d’autres americains, je montais donc enfin en voiture, retrouvailles et air familier, j’étais bien. J’etais très bien. Welcome home.

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